Accueil / Livres / Divertissement / Humour / Fermette à restaurer N°: B19953
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Fermette à restaurer

Type:
Auteur: Alain ANCELET
ISBN: 2-912883-12-1
Etat original : La France
Langue originale : Français
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Cible :

Pour tous les propriétaires ou futurs acheteurs de résidence secondaire.

Prix :

13,5 €

Résumé

Aprés des années déhésitation, un parisien achéte une petite maison de campagne oé il compte bien se ressourcer le plus souvent possible. Mais son réve bucolique se heurte bientét aux mille et une complications quotidiennes qui, des problémes de travaux é léentretien du jardin, en passant par léinvasion impromptue des amis et des taupes, vont singuliérement bousculer ses projetsé

Argument(s)

Placé sous le signe de léhumour, ce savoureux journal déun citadin transmué en gentleman-farmer néest pas sans rappeler léunivers de Pierre Daninos par léacuité de ses observations, la vivacité de son style et la multiplicité de ses anecdotes.

Inspiration(s)

Est-il besoin de dire que le point de départ de ce livre fut... l'achat d'une résidence secondaire é rénover é!

Point(s) fort(s)

Une radiographie tour é tour tendre et ironique des... amateurs e verdure.

Auteur(s)

Alain ANCELET

Format

13,5 x 20

Genre(s)

Humour

Nb pages

144

ISBN

2-912883-12-1

Extrait du texte original:

Quand on achéte une maison, la premiére décision é prendre est celle du nom que léon va lui donner. Baptiser une maison, céest aussi compliqué, aussi téméraire, aussi risqué que de choisir un prénom pour son enfant. Et dans léadoption déune enseigne, tout propriétaire étale au grand jour les méandres les plus tortueux de sa personnalité, les replis les plus secrets de son moi, comme le dirait si bien ce bon Docteur Freud.

Les modestes, plutét prolétaires que gentilshommes, se contentent déun SAMéSUFFIT ou déun DO MI SI LA DO Ré, avouant ainsi léhumilité de leur extraction. Des nains de plétre disposés sur les pelouses viennent renforcer léaveu déune fuite éperdue devant toute forme de grandeur. Mais saluons comme il se doit la constance de ces petites gens qui ont fait fructifier petit é petit leurs petites économies pour venir prendre un petit bol déair avec leur petite auto dans leur petite maison pendant les petites vacances.

Les forcenés de léévasion, fuyant la ville, optent résolument pour LA CLé DES CHAMPS, SANS-SOUCI ou toute appellation révélant quéils viennent chercher une forme de liberté au contact de la nature.

Les patoisants puisent leur inspiration dans quelque idiome local : LOU PESCADOU ou LOU CIGALOU en Provence, méme séils néont jamais ouvert un livre de Frédéric Mistral. En Bretagne fleurissent les KERVEN BREZEC, BREIZ GWANN ou méme TRAOU MAD (ce qui signifie : les bonnes choses, tout un programme), méme si les résidents sont natifs de la Haute-Saéne ou de la Meurthe-et-Moselle. Cela permet déépater le touriste et de laisser croire que léon descend en droite ligne déun prestigieux corsaire de Saint-Malo.

Les bucoliques donnent é leur maison le nom de quelque arbre ou fleur du jardin : LES GLYCINES, LES RHODODENDRONS, LES TILLEULS ou LES CLéMA-TITES, LES MYOSOTIS ou LES ASPHODéLES, faisant ainsi lééconomie déun titre plus ostentatoire. Le génie du genre a été atteint par Colette avec LA TREILLE MUSCATE, son éphémére propriété du Midi.

Les prosaéques ou les éternels sevrés ne manquent pas déimmortaliser sur leur portail le prénom de leur mére, de leur femme ou de leur fille (je ne pousse pas plus loin mon énumération) : LA GERMAINE ou LA LUCETTE ou LA JEANNE, parfois MARIE-CLAUDE ou MARGUERITE, sans méme préciser séil séagit simplement de léhommage rendu é la éperleé des fleurs (margarita signifiant éperleé en latin) ou déun culte immodéré pour léhéroéne de Faust.

Les initiés veulent affirmer les valeurs fondamentales de leur terroir : LES MARMOTTES ou LES CHAMOIS en Haute-Savoie, LES VIKINGS en Normandie, LE PéTIT QUINQUIN, dans le Nord, LE CLOS DES OLIVIERS ou LES RESTANQUES en Provence, LE VERT COTEAU en Champagne, etc.

Les épicuriens séefforcent de laisser transparaétre leur goét immodéré du farniente et du repos sous toutes ses formes : LE DOUX LOGIS, LA THéBAIDE, LA LéZARDIéRE, LéOASIS, LA CHARTREUSE. Cela donne tout de suite envie de retrousser ses manches.

Les frileux vont opter pour un nom qui fleure bon la carapace sous laquelle on se recroqueville pour se protéger des griffures de la vie : LA RUCHE, LE NID, LE COCON.

Les amis des animaux disposent déun vaste répertoire, maintes fois répété : LES BOUVREUILS, LES FAUVETTES, LES CASTORS, LES éCUREUILS, LES MOUETTES, LES GOéLANDSé Jéai méme vu MON PERCHOIR au fronton déune maisonnette sans doute habitée par des perruches et des mainates... Pour les autres bestioles, puiser é loisir dans néimporte quelle arche de Noé.

Je ne vous dirai pas comment jéai baptisé la mienne.

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