Accueil / Livres / Roman / Horreur / Article 122-1 N°: B24104
Grossir cette image

Article 122-1

Type:
Auteur: David Messager
ISBN: 978-2365690096
Etat original : La France
Langue originale : Français
Date de publication: 2013
Diffuseur:
Ajouter ce livre à mes favoris
Ce livre est ajouté à mes favoris
Vos favoris ont 0 livres.

Sombre découverte dans les catacombes de Paris : un cadavre qui porte la marque d'un serial killer disparu depuis des années, Mygale.

En charge de l'enquête, Estelle Lacroix connaît ce tueur plus qu'elle ne le voudrait. Son atout sur cette affaire : une intuition à toute épreuve. Ses handicaps : la claustrophobie... et un mal bien plus profond qui pourrait lui coûter sa place, après avoir fait exploser sa famille.

Peu à peu, ses troubles viennent perturber l'affaire au point qu'Estelle devient le principal suspect. Et tandis qu'elle essaye de démêler les fils de sa propre culpabilité, le tueur tisse doucement sa toile autour d'elle...

Nerveux, haletant, troublant, un polar parisien porté par un suspense psychologique remarquable et des atmosphères qui vous happent jusqu'à la toute dernière page.
Détails sur le produit
Broché: 280 pages
Editeur : Editions Les Escales (6 juin 2013)
Collection : Les escales noires
Langue : Français
ISBN-10: 2365690092
ISBN-13: 978-2365690096
Dimensions du produit: 22,2 x 14,6 x 2 cm

Extrait
Se perdre, c'est se trouver

- Tu es sûr qu'on n'est pas perdus ? demanda Laura. La question revenait avec la régularité exaspérante d'un goutte-à-goutte. Une sortie en amoureux dans les catacombes était en vérité une idée risquée. Après tout, ruminait Raphaël tout en marchant au jugé, cette expédition était utile. Une vie à deux en accéléré, mômes en moins : quelques minutes d'excitation suivies de longs moments d'errance. Un crash test pour leur jeune couple.
- Tu es sûr qu'on n'est pas perdus ?
- T'inquiète pas, Laura, je sais parfaitement où nous sommes.
Il fit semblant de vérifier sur la carte, un grand assemblage de feuilles scotchées. Rien ne différenciait les galeries. Certaines étaient inondées jusqu'à mi-jambes. L'eau était si trouble qu'on ne voyait pas ses genoux, au risque de tomber dans un trou. Pas d'insectes, pas de rongeurs. Vingt-cinq mètres sous terre, la vie n'a pas sa place. Le caoutchouc des bottes Commençait à brûler la peau. D'interminables couloirs succédaient à d'autres couloirs. Régulièrement, des tags énervés leur rappelaient la possibilité de rencontres hasardeuses. Les intersections ouvraient latéralement sur des tunnels sombres, comme s'ils étaient placés au coeur d'un labyrinthe.
- Tu as entendu ?
- Quoi ?
- Chut !
- Éteins ta lampe.
L'obscurité, totale et régressive, laissa éclore d'autres ns que la vue. Laura posa la main sur l'avant-bras de Raphaël, elle pouvait sentir sa respiration s'accélérer. L'air faisait une petite vapeur invisible. Il avait bien entendu lui aussi. Des pas pressés, lourds et puissants.
- Tu crois que... ?
- Chut, fit-il. Écoute.
- Là-bas, regarde !
Au fond de la galerie, ils virent nettement le faisceau d'une torche. Sans se concerter, ils détalèrent dans la direction opposée. Lampes frontales éteintes, c'était sauter dans le vide les yeux bandés. Laura heurta du coude la paroi et Raphaël manqua à plusieurs reprises de tomber. Une seule obsession : mettre de la distance entre eux et l'inconnu.
Le temps de cette fuite leur parut démesurément long. Ils s'engouffrèrent dans une allée perpendiculaire. Nul n'aurait su dire comment ils purent repérer cette ouverture dans le noir. Leurs sens étaient exacerbés par l'instinct de survie. Après quelques mètres, cette galerie descendait légèrement, tournait à angle droit puis débouchait sur une salle aux contours vagues. Sensation d'espace. Là, ils se plaquèrent contre la paroi, puis glissèrent en position accroupie, comme deux chauves-souris tombées de leur cachette. Vulnérables et attentives.
Identifiez-vous s.v.p

E-mail:

Mot de passe :

Créer un nouveau compte gratuit

Mot de passe oublié?